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dimanche 24 février 2008

Compte-rendu de l’Assemblée Générale


Compte-rendu de l’Assemblée Générale
du 24 février 2008



Personnes présentes :
* TOCH Seng-Ho
* HUN Trad
* YOU Eric
* YOU Elise
* SHERPA Laurence
* SHERPA Sangé
* KY PHAT Vannareth
* TOCH Savuth



I. Rapport d’activités 2007

Rapport moral

M. TOCH et M. HUN ouvrent la séance en remerciant tous les membres de leur présence et de leur aide pour toutes ces années.
o L’association a organisé deux fêtes dans l’année : le Nouvel An, le 7 avril 2007 et le Pchum Ben, le 7octobre 2007. L’organisation de ces deux fêtes aide à sauvegarder la culture cambodgienne et donne l’occasion à la communauté de se rencontrer tous ensemble.
o Des animations « Connaissance de l’Asie » ont été organisées à l’IUFM, pendant les « journées culturelles » du 10 au 13 avril 2007 afin de faire connaître la culture cambodgienne au sens large (histoire, géographie, culture, spécialités culinaires, etc.
o L’Association a également participé à la « Journée Internationale Alimentaire », place du Marché.
o L’Association a participé au concert « Témoignages culturels » à l’Opéra Théâtre de Besançon, le mardi 11 décembre 2007, avec « Les enfants de l’Espour ».


Rapport financier

o Le Nouvel An (7 avril 2007)
Le matin : 765E de dons et 721E de dépenses, soit un crédit de 44E
Le soir : 569E de dons et 900E de dépense, soit un déficit de 331E
Soit un déficit de 287E pour la fête du Nouvel an.
Détails des dépenses : la location de la salle, le matériel, les boissons, le bonze, l’achar, la sono, l’orchestre, les photocopies …
o Le Pchum Ben (7 octobre 2007)
757E de dons et 489E de dépenses, soit un crédit de 268E
Détails des dépenses : la location de la salle, les boissons, le bonze, l’achar, la sono, les photocopies
o Actions Sociales : 1 décès dans la communauté (45E)
o Assurances de l’association : 36E tous les 6 mois, soit 72E par an.


II. Election du Nouveau Comité Directeur.

Renouvellement du Comité directeur :
Co-Présidents : M TOCH Seng-Ho
M. HUN Trad
Trésorière : Mme SHERPA Laurence
Secrétaire : Mme SHERPA Laurence
Délégué social : M. KIMLAY Yim

Autres membres du comité :
M. YOU Eric
Mme YOU Elise
M. TOCH Savuth
M. SHERPA Sangé


III. Projets d’activités pour 2008-2009

Organiser, comme d’habitude, les fêtes du Nouvel An (5 avril 2008) et du Pchum Ben (21 septembre 2008)
Continuer les activités culturelles à l’IUFM du 31 mars au 4 avril 2008
Vente aux journées Internationales Alimentaire
Exposition dans les vitrines de la Banque Populaire, avenue Carnot, du 11 au 28 juillet 2008
Autres projets à voir.


IV. Divers

Faire participer les jeunes: L’Association va faire un effort pour faire participer, de manière active, les jeunes de la communauté. Un questionnaire pour tenter de comprendre leurs attentes sera diffusé lors de la fête du Nouvel An.
Partenariat avec l’Associations des Laotiens : Notre association va essayer d’établir un partenarait pour l’année prochaine avec l’Associatin des Laotiens de Besançon (l’Union des Lao de France de l’Est), étant donné nos affinités culturelles et religieuses, afin d’organiser de plus grandes manifestations.
Haut-parleurs / sono : comprenant 2 micros sans fil, 2 enceintes, 1 ampli, 1 lecteur DVD que nous souhaiterions acheter en occasion afin de gagner sur la location. Prix estimé en occasion : environ 300E
Actions sociales pour les familles membres : sont considérés comme membres de l’association, tous les Cambodgiens habitant la région et les « amis » français.
Actions sociales : Participation de 40E pour les familles demandant une salle pour participer au paiement de l’assurance.



V. Préparation du Nouvel An Khmer du 7 avril 2007

Election du comité des fêtes

Trésorière : Mme SHERPA Laurence, aidé par une autre personne pour tenir la caisse.
Orchestre loué à 900E


Programme des cérémonies.

Matin : cérémonie religieuse, puis repas avec les fidèles.
Soirée : vente de spécialités et soirée dansante, animée par l’orchestre Prasat Seila de Mulhouse.



Secrétaire :
Laurence SHERPA

samedi 9 février 2008

Culture : Le Nouvel An

Le Nouvel An khmer
Au temps de la gloire d'Angkor, les patriarches des Cambodgiens modernes ont adopté le calendrier lunaire calculé en fonction de la marche de la lune, laquelle détermine les saisons.Certains missionnaires étrangers avaient signalé vers la fin du 13e siècle que la "Nouvelle Année" chez les Khmers tombait le mois de Mikasira, premier mois du calendrier lunaire. Depuis le 7e siècle, les Khmers ont adopté un nouveau calendrier qui fait que le Nouvel An tombe le cinquième mois, soit le 13 avril ou 1e 14 avril du calendrier chrétien.Cette année, le Nouvel An khmer commencera le 14 avril à 12h 48.C'est la déesse Mohorthora Devi, septième fille de Kabel Moha Prum et croqueuse de « Treay » (espèce de chevreuil), qui prendra son Moyoura (espèce d’oiseau mythique) ce samedi (14 avril) autour de 12 h 48 précisément pour accompagner la nouvelle année.L'entrée de la nouvelle année, selon l'astrologie, est fixée pendant trois jours; le premier jour s'appelle "Moha Sankranta", du sanskrit Sankranti, la grande marche, le deuxième "Vanapata" et le troisième "Loeung Sak", entrée dans le nouveau millésime. D'ordinaire, les cloches et des tamtams des pagodes annoncent l'arrivée du Nouvel An mais les habitants, presque dans tous les villages, commencent par la célébration de l'accueil, depuis le matin du premier jour, de la nouvelle Devata, par l'érection des Monts de sable et par l'invitation des bonzes pour officier le Dharma, la loi bouddhique, bien que le Nouvel An arrive quelquefois tard dans la nuit, parce qu'aux temps modernes, le calendrier traditionnel khmer est établi en fonction de la double marche du soleil et de la lune. Dans la matinée du deuxième jour ont lieu les offrandes de l'aumône aux moines, et dans l'après-midi du même jour, on les invite à se baigner, après quoi, trois d'entre eux prêchent des sermons. Le troisième jour, on invite les parents, patriarches, guru (maîtres, chapelains) à prendre le bain, on demande aux bonzes d'officier des vœux aux trois joyaux (le Bouddha, le Dharma, le Sangha), aux mânes des parents et des défenseurs de la patrie et, enfin, on élargit des animaux, surtout des oiseaux, qu'on achète au marché.A noter que les Cambodgiens ont l'habitude d'aller célébrer le Chaul Chhnam dans la pagode où l'on organise un orchestre traditionnel de Pinpeat afin, en double rôle, d'accompagner la fête et d'accueillir la venue du Nouvel An; cet orchestre n'est pas obligatoire chez les gens.Quelques jours avant le Nouvel An, les Cambodgiens, chef de famille et leurs enfants, entreprennent chez eux et, en plus, à la pagode, les décorations avec des fleurs des lanternes multiformes, des bougies et bâtonnets d'encens fichés sur des Monts de sable, ornés en plus de tentures et oriflammes multicolores de papier, construits tout près de la maison. En certains villages du pays, on a la coutume d'établir les monts de paddy au lieu de ceux de sable, ou bien on en érige tous deux à la fois.Outre les rites traditionnels durant trois jours, les gens, surtout les jeunes aiment s'allonger autant de jour que de nuit aux danses et jeux populaires, tels que l'angkunh (sorte de jeu utilisant des graines naturelles servant de billes), le jeu de Chol Chhoung, (lancer de balle faite d'une écharpe roulée accompagnée de chants), le jeu de Leak Kansèng (cache de l'écharpe aussi roulée), le jeu de halage de lanière, de Chap Kaun Khlèng (l'épervier et les poulettes), de Laut Anteak (saut du filet), de Anteak Kach, (la foudre frappe), de Khsep Ta Prohm, Ta Prohm désire; parmi les danses, on note le Trot mimant la chasse d'un cerf par un chasseur; la ronde Roam Vong, de chants alternés "le Ayaï" et l'interprétation de Yiké, (forme de théâtre chanté connu au Cambodge depuis des siècles, voire même le 8ème siècle.Il est à signaler qu'à présent, certains jeux populaires disparaissaient, tels sont le jeu de Dandoeum Phlè Daung (s'emparer de la noix de coco graissée), le jeu de polo dans la nuit, le jeu de jet de l'eau paquée rouge et celui de course de pirogues de bambous.Et voilà que chaque tradition reflète une société ancienne, c'est ainsi qu'on peut reconstituer le mode de vie antérieure d'une nation à travers ses mœurs et coutumes. La nation khmère, tout au long de son émergence plurimillénaire, s'enrichit de cultures de portes couleurs du terroir.De nos jours, par suite des besoins populaires, apparaissent de nouvelles distractions comme, par exemple le lancer de flèches, l'orchestre moderne, le cinéma, le théâtre, le cirque,.… Dans certains faubourgs, on invite un chanteur troubadour moderne à guitare à long manche recourbée à raconter tel ou tel autre épisode soit légendaire, soit d'actualité et parfois même l'orchestre de Pinpeat ou de Mohori est invité à se produire dans un lieu prévu, surtout dans la pagode pour servir la Fête. Mais quant au milieu urbain des fourmilières humaines aux costumes multicolores déambulent dans des parcs ou bien longent le bord du fleuve, du lac pour se revigorer d'une bouchée d'air frais et d'un régal des yeux. De plus, elles vont découvrir et redécouvrir la nature magnifique aux abords des sites historiques ou bien elles visitent des musées et des établissements économiques ou culturels.Fidèles à une habitude en passe de devenir une belle tradition depuis quelque trois ou quatre décennies, les Cambodgiens ruraux comme citadins, entreprennent, à l'occasion du Nouvel An, le pèlerinage de la capitale antique qu'était Angkor où, par endroits, ils dressent leur tente provisoire pour une agréable partie de camping ou de pique-nique pendant leur visite des temples de pierre sous un ciel bleu clair d'avril. Outre le jeu du lancer de l'écharpe roulée, le plus caractéristique du Nouvel An, les Khmers aiment aussi d'autres distractions, dont la danse populaire de "bois de cerf", la danse de Kap Krâbei Phoeuk Sra (mise à mort du buffle), celle de Ang-Rè, (danse aux pilons).Le Chaul Chhnam chez les Cambodgiens est un fait très marquant. Tout le monde s'efforce à cette occasion de faire de bonnes actions dans son foyer, dans des voies publiques. On est censé faire un rite d'exorcisme de l'année passée pour recevoir le bonheur et la prospérité de l'An débutant.Les roulements de tamtams, le carillon de cloches mêlées à des vœux et à des psalmodies saluent l'heure du Nouvel An tandis que les volutes de baguettes d'encens montent des petites chapelles de bois éclairées par des bougies aux bords des routes.Dans certaines provinces ou régions, le Nouvel An est précédé et prolongé des jeux populaires pendant un mois avant et presque un mois après l'événement. On va se rassembler dans la pagode, dans les places publiques, dans les sites historiques ou touristiques pour faire la "boum", se distraire et, aux dires des anciens, inviter les mânes des ancêtres à rejoindre cette atmosphère heureuse et à célébrer la gloire d'antan.
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La danse folklorique Troddi
Troddi est une des danses folkloriques les plus connues pendant la fête du Nouvel An traditionnel khmer Chaul Chhnam Thmei, destinée, dit-on, à chasser les malheurs de l'année précédente et souhaiter la bonne année.Elle était également appelée à solliciter la pluie en cas d'une sécheresse prolongée.A présent, personne ne sait depuis quelle date ni dans quelle région a pris naissance cette danse. Selon une hypothèse, elle est étroitement liée à une croyance de la population selon laquelle si un animal sauvage fait irruption dans le village, il en emportera toutes les bonnes choses. C'est pourquoi les habitants se rassemblent et aspergent du baume et de diverses substances colorantes pour le prier de partir en laissant les bonnes choses. Peut-être à travers cette cérémonie que la danse a été créée. Les danseurs déguisés en des animaux, le plus souvent, cerfs, chevreuil, paons, etc. évoluent devant les villageois pour être aspergés du baume et des matières colorantes.Mais selon certains documents, la danse Troddi avait pris son origine chez les "Samrès", groupe ethnique qui cohabitait avec les Khmers sur les anciennes terres de Sovannaphum (terres d'or n'ayant pas subi l'influence de la civilisation indienne) depuis le 1er siècle. Puis, elle devient un héritage du peuple cambodgien.A remarquer qu'aujourd'hui, un petit nombre de Samrès habitent encore des régions situées au Nord du lac de Tonlé Sap.Autrefois, la danse Troddi était aussi exécutée devant la cour pour souhaiter bonne année à la famille royale. Cela explique aussi pourquoi elle est encore plus populaire dans la province de Siemreap et les environs de l'ancienne capitale Angkor construite du 9e au 13e siècle.Le nombre de danseurs varie selon le désir de la population, mais en général à l'ordre de 16 dont quatre danseurs principaux, deux hommes et deux femmes, un taureau qui représente les forces maléfiques, un Dângdol qui joue un petit instrument traditionnel, quatre Kanhche (clowns), deux géants, deux monstres, deux tambourinaires, un chasseur et d'autres.Les danseurs portent des costumes, des masques et coiffures différents en fonctions du rôle qu'ils jouent. Ils chantent et dansent au son des tambours et de petits instruments : hautbois, "Tror Ou" et "Tror Sor" (violon khmer à deux cordes).De nos jours, la danse Troddi est encore très populaire dans les provinces de Siemreap et Battambang ainsi que dans d'autres localités. Pourtant, son leitmotiv a légèrement changé.Des troupes de Troddi font du porte-à-porte en dansant, en chantant et en souhaitant aux habitants une heureuse année et font en même temps la collecte de fonds pour la construction ou la restauration des pagodes, des ponts et écoles. Les membres des troupes ne sont pas des professionnels. Ils se rassemblent et se produisent seulement à l'occasion du Nouvel An.
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Apsara, danseuse bien humaine
Dans les textes du Véda et les textes post-védiques était mentionnée la présence, très populaire, d'apsara comme la nymphe des montagnes, son dieu favori aussi bien que Gendhavas. Aussi la mentionnent-ils, les textes du Coran puranas dont le thème le plus fréquent est le barattage de l'Océan de lait pour en extraire l'ambroisie, le nectar de l'immortalité dont ont besoin tous les êtres qui - ici dans la mythologie de l'Inde - sont en premier lieu les Devas et les Asuras, tous deux sont ennemis les uns des autres. De ce barattage de l'océan lacté naissent les Apsaras qui sont représentées sur les murs de la 3ème enceinte d'Angkor Wat, parmi les autres êtres tels que l'éléphant airavan tricéphale, la Sri Laksmi, le cheval uccaisvara, par les artisans Khmers avec un art consommé. Il est également à noter, pour mieux comprendre, qu'au moment du barattage surgit l'Arbre Parijata dont les fleurs sont choisies par les Apsaras pour embaumer le monde. Ainsi, la branche fleurie que tient chaque Apsara n'est autre chose que celle de l'Arbre Parijata.Quelle est donc la personnalité d'Apsara? Selon la mythologie, elle est belle, dotée d'une belle voix mélodieuse, intelligente, et dit-on, elle connaît bien la musique et excelle dans la danse. A notre avis, elle représente les qualités de l'homme actuel : l'intelligence, la qualité innée d'artiste, même la beauté réelle.Depuis le temps d'Angkor, l'image d'Apsara est stylisée respectivement, par techniques différentes, sur la pierre, le bois et dans les ateliers des orfèvres. Ces derniers n'en produisent que des broches de souvenir en métal, surtout en argent que préfèrent beaucoup de clients. A quoi sert Apsara depuis la gloire d'Angkor jusqu'à nos jours? A signaler, d'après la constatation de K.W. Srivastava, chef d'une mission archéologique de l'Inde venue à Angkor en 1984, que les sculpteurs Khmers nous léguaient, sur les murs des temples aussi bien en pierres qu'en briques, plus de 1 600 (mille six cents), non compris des autres déités, Apsaras qui y figuraient depuis, selon son avis, la fondation de Prasat Phnom Bakhèng, de Banteay Srei jusqu'à l'apogée d'Angkor.Les bas-reliefs nous montrent que les Apsaras vivent en foule; elles dansent pour la prospérité en tenant des guirlandes de fleurs; à l'époque angkorienne, il semblerait que la danse d'Apsara n'aurait été organisée que dans le palais en vue d'exaucer un vœu, donner la bénédiction ou accueillir des hôtes distingués en leur présentant sans doute la danse dite d'accueil; comme la mythologie l'indique, chaque Apsara, aussi bien au temps d'Angkor qu'aujourd'hui, tient une branche de fleurs symbolisant les fleurs de Parijata pour embaumer tous ceux qui y assistent. Mais voilà un caractère particulier, peut-être même sacré, de la danse d'Apsara. Celle-ci ne se déroule pas au hasard ou bien dans n'importe quel endroit.Par suite de la signification donnée par le langage gestuel de la main des danseuses, on peut saisir tout de suite que la danse d'Apsara exprime incontestablement le déroulement de la vie des êtres dans le cycle de transmigrations où tout est évolué de la naissance à la disparition des vies sur la Terre. Ainsi, toutes les Apsaras se situent-elles parmi les humains qui se plaisent dans la nature. Mais elles ne se donnent pas dans le romantisme, le réalisme ou l'existentialisme.Prenons par exemple le geste des danseuses qui par le jeu de leur index, de leurs cinq doigts, par la jonction du pouce et de l'index, veulent dire aux spectateurs que les nouvelles graines recommencent à bourgeonner. Le cycle de la vie recommence. L'index représente le bourgeon; les cinq doigts, les feuilles, la forme ronde de l'index et du pouce, le fruit; et le mouvement brusque d'écartement de ces derniers est la dernière phase des fruits qui mûrissent et éclosent par la suite. Alors leurs grains s'éparpillent à tous vents et, sous l'action des éléments climatiques, germent et donnent des bourgeons. Et voilà la cycle de la vie!Nos artistes actuels comme ceux d'antan, choisissent l'Apsara comme le symbole des êtres féminins Khmers, toujours reconnaissants envers tous ceux qui leur font des bienfaits, outre la beauté qu'elle a, on la trouve pleine de générosité, de compassion pour le bonheur d'autrui, de clémence, de pitié, d'intelligence et, peut-être, enfin de tendresse qu'illustrent les bas-reliefs du Bayon (13è siècle).L'apsara semble pourvue de l'esprit d'équipe, de communauté; car sur les bas-reliefs, elles se groupent soit en frise, soit sur les entre-pilastres, soit sur les piliers, soit en antéfixes des monuments surtout du style d'Angkor Wat et du Bayon.Peut-on voir une telle sagesse du sexe féminin Khmer dans la personnalité d'Apsara? Mais oui, à notre avis, selon les textes des manuels éducatifs des poètes Khmers au temps d'Oudong et de Chadumukha, l'auteur du célèbre Chbab Sri et Chbab purusa, indique : "Quand on sort-il lui faut au nombre de 3, quand on parle, au nombre de 4". De cette base, très inculquée dans les convenances de la fille Khmère, les Apsaras vont toujours ensemble comme les jeunes filles idéales cambodgiennes de nos jours.Les artistes du temps d'Angkor traduisaient les mœurs et coutumes Khmères à travers les Apsaras et autres déités même ; car plus de 1 600 figures à Angkor rappellent les différentes modes d'habits et de coiffures des jeunes filles khmères de différentes couches sociales de l'époque.
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Le folklore cambodgien
Vu la situation évidente des conditions géographiques très riches du territoire d’Angkor et de la longue histoire de la nation cambodgienne, les aïeux du Cambodge ont légué des vestiges de la culture comme en témoignent les 1 080 monuments historiques, diverses formes de musique avec des milliers de morceaux perpétués jusqu’à nos jours, des poèmes, des dessins et de fines sculptures, du théâtre de toute forme et des danses.Pour les danses, selon les goûts des Cambodgiens, elles se divisent en trois genres que sont le folklore, la danse classique ou le théâtre à caractère classique et la danse populaire.Le mot folklore désigne, au Cambodge, toutes sortes de danse du pays depuis la région montagneuse jusqu’à la région riveraine et littorale et qui sont étroitement liées aux croyances, au mode de vie, aux mœurs et coutumes, aux traditions des peuplades habitant ces régions.Après les recherches, pendant des années aux bases et par les divers moyens: enregistrement, photos, apprentissage de la danse, de la musique, de la chanson, par des renseignements pris oralement et notés, par l’histoire des cérémonies et des divers mœurs et coutumes, les artistes professionnels cambodgiens ont fait des reliures en documents et monté un nombre de danses telles que le sacrifice du buffle, la danse des pilons, le trot, piler la laque, les paons de Pursat, les paons de Païlin, les bœufs sauvages, bannir la malédiction, la cueillette des cardamomes, etc.De plus, ces recherches ont montré les expériences heureuses aux artistes professionnels et frayé la voie aux artistes en général dans la création de nouvelles œuvres. Ces œuvres ont les mêmes traits que le folklore, c’est-à-dire les danses extraites de la vie quotidienne du peuple cambodgien comme la capture des poissons, les chandelles, les arbalètes, la force des ouvriers et des paysans, la moisson, etc. basées sur les principes de la conservation de l’image khmère pure avec un contenu servant la politique actuelle (conservation du parallélisme entre la valeur de l’image et du contenu).Il est vrai que par ces recherches, nous ne pouvons encore localiser nettement l’origine de chaque danse, mais nous pouvons remarquer que le folklore est une danse qui remonte à des milliers d’années parce que presque toutes les danses folkloriques sont liées aux croyances des hommes d’antan, c’est-à-dire à la foi en l’âme, aux esprits Arak, Neak Ta “le Génie”, Méba “parents disparus” que notre peuple de toutes nationalités, de toutes ethnies de ces régions reculées conservent de père en fils, de génération en génération d’après le déroulement de leur vie devenant ainsi une tradition jusqu’à nos jours.Outre la majorité des danses ayant un rapport avec l’offrande à l’âme, Arak, Génie, parents disparus, il y a encore un nombre de danses qui ont un lien à la foi des religions brahmanique et bouddhique infiltrées à la presqu’île d’or “Sovannaphum” deux ou trois siècles avant l’ère chrétienne.Par ces recherches, nous pouvons dire qu’il y a beaucoup d’autres danses folkloriques enfouies dans la masse, en particulier dans les régions excentriques des régions montagneuses, l’objectif de la continuation des recherches immédiates.Après les recherches, l’étude et le montage, ces danses sont conservées, d’autres ont rénovées puis présentées aux gens de la base où on a fait des recherches pour avis et opinions. Puis après, avant de les populariser par la diffusion et la représentation au public national et international, elles sont également enseignées aux troupes d’art professionnelles de toutes les villes et provinces. Dans l’avenir, ces danses folkloriques feront partie du programme d’enseignement des écoles de tous les degrés.

Les spectacles traditionnels 1/3

Il y a plusieurs années, l'Association des Cambodgiens avaient une merveilleuse troupe de danse, renommé dans tout l'Est de la France. Ils ont même été appelé à donner des spectacles en Suisse.

Hélàs, les jeunes danseurs et dansseuses ont grandi, se sont mariés, ont déménagé,etc.. et la troupe de danse n'est plus qu'un souvenir.

J'essaierai de vous mettre en ligne ces anciens spectacles, mais pour l'instant, je vous présente quelques danses traditionnelles cambodgiennes.
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"troddi" : Danse traditionnelle cambodgienne pour la nouvelle année.
On la danse généralement pour le Nouvel an... Les gens croient beaucoup en cette danse qui elle peut apporter la chance pour l'année qui arrive. On peut la comparer à la danse du lion qui est célébré pendant le Nouvel an chinois. Cela permet de chasser toutes les mauvaises choses et d'accueillir le meilleur pour la nouvelle année !!!
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La fameuse "Danse de l'Apsara"
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Cette danse retrace un épisode du Reamker dans lequel Hanuman, le singe guerrier,
tombe amoureux de Neang Sovan Matcha, la sirène dorée.
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Danse classique qui raconte la légende de Preah Chinnavong,
au moment où celui-ci tombe amoureux de Neang Mearedey.
Le rôle des hommes sont tenus pas des femmes !
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"La danse des éventails"
Cette dans date de la libération du Cambodge en 1952.
Elle fut créée pour être dansé lors de grandes occasions.
Elle est traditionnellement représentée pour remercier le Roi
de bien diriger son peuple et lui souhaiter de maintenir une paix durable dans le pays.

Les spectacles traditionnels 2/3

La Danse des Souhaits
C'est une danse classique qui est généralement dansé pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs
ou lors de leur départ pour leur souhaiter bonne chance .


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Danse de paon de païlin.

La cours d'amour de paon.

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La Danse du Khène.

Le khène est un instrument de musique typiquement laotien, mais on le retrouve aussi au Cambodge.

Cette danse porte le nom de cet instrument à vent.

La danse est, à son origine, interprêtée par des jeunes hommes célibataire pour les grandes occasions,

dans les régions du Nord du pays, à la frontière laotienne.

Les spectacles traditionnels 3/3

La Danse du Krapp
Le "krapp" est une longue lame de bambou au bout de laquelle 3 ou 4 rondelles sont fixées,
s'entrechoquant lorsqu'elles sont secouées.
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La Danse du Pêcheur

Danse folklorique, très populaire. Cette danse sert de jeux amoureux.

Elle est faite pour être dansé dans une rizière inondée, en soulevant de grandes gerbes d'eau,

ce qui expliquent les pas martelés des danseurs.


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Danse de Tuo Nei Tin

Danse traditionnelle des "Khmers Leu" (Ratanakiri et Mondolkiri).
Cette danse représente des scènes de la vie de tous les jours telles que la cueillette du thé,
la plantation de riz, la chasse, etc ...
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Hanuman

Ses pas sont un mélange de danse et d'acrobatie servant à imiter le singe.

Magnifique a voir !

La plupart de ces photos proviennent du spectacle "SOVANA PHUM" de Phnom Penh